Triptyque avant / pendant / après : la progression de l’allègement du vernis révèle la finesse des chairs,
le velouté des cheveux et les nuances des drapés.
Ce portrait féminin du XIXe siècle présentait un voile gris généralisé et un vernis très oxydé qui
brunissait la carnation et alourdissait les drapés. Une première phase de décrassage de surface a permis
d’enlever poussières et encrassements, avant un allègement progressif du vernis. Les lacunes ont ensuite été
comblées et retouchées point par point, puis un vernis final légèrement satiné a été appliqué pour assurer
une lecture homogène de l’ensemble.
Paysages & vernis oxydés
Vernis oxydé allégé – Nice
Avant restauration : vernis épais, atmosphère uniformément jaune.En cours d’allègement : contraste entre la zone nettoyée et la zone oxydée.Après restauration : lumière, profondeur et détails restitués.
Ce paysage de lac était recouvert d’un vernis ancien très jauni qui uniformisait la scène dans une
atmosphère ocre. Après tests de solubilité, le vernis a été allégé par étapes, de manière contrôlée,
jusqu’à retrouver la transparence d’origine. Les montagnes lointaines, les reflets sur l’eau et les
embarcations gagnent en précision, tandis que la patine de l’œuvre est soigneusement respectée.
Les trois vues successives montrent la progression du traitement, du paysage assombri à la version finale,
où les bleus, les verts et les roses de l’horizon réapparaissent.
Portraits & œuvres de chevalet
Portrait de jeune femme – Déformations, déchirures et lacunes
Avant restauration : toile gondolée, encrassement, lacunes et impacts.En cours de traitement : nettoyage et reprise des déformations.Après restauration : surface plane, couleurs ravivées et détails retrouvés.
L’œuvre était fortement déformée, perforée en plusieurs points et lacunaire dans sa partie basse.
Après déchâssisage, humidification contrôlée et remise à plat, la toile a été consolidée par des pièces
de renfort. Les manques ont été mastiqués puis réintégrés de manière réversible. Le résultat final
restitue la présence du modèle et l’éclat de la blouse rose.
Scènes maritimes & paysages côtiers
Scène portuaire – Déchirures, lacunes et vernis altéré
Avant restauration : ciel très abîmé, déchirures et lacunes.Pendant l’allègement du vernis : la palette retrouve sa fraîcheur.Après restauration : ciel reconstitué, volumes renforcés.
Sur cette scène de bord de mer, la zone du ciel était très endommagée, percée de plusieurs déchirures.
Après consolidation du support et comblement des lacunes, un allègement du vernis a permis de retrouver la
transparence des nuages et la profondeur de l’horizon. La réintégration picturale s’attache à respecter
le geste du peintre, sans surenchère.
Natures mortes & grands formats
Nature morte aux fleurs et asperges – Rentoilage, nettoyage et vernis
Avant restauration : vernis opacifié, reflets gênants et toile très gondolée.Après restauration : surface plane, bouquet lumineux et détails des fruits restitués.
Cette grande nature morte, très déformée dans son cadre, était recouverte d’un vernis brun et irrégulier
qui noyait les nuances du bouquet. L’œuvre a été déchâssisée, rentoilée sur une toile neuve puis remise
sur un châssis adapté. Le vernis oxydé a été allégé, révélant l’éclat des fleurs, des asperges et des
fruits. Un vernis de finition stable assure désormais la protection et l’unité optique de la composition.
Déchirures, craquelures & lacunes
Déchirure sur toile – Cannes
Déchirure traversante au centre de la composition, consolidation du support et restitution picturale.
La toile présentait une déchirure traversante sur plusieurs centimètres, fragilisant fortement l’ensemble
de la composition. Les fibres du support ont été ressoudées puis la zone fragilisée consolidée sur le revers
au moyen d’un renfort adapté.
Les lacunes ont été comblées au mastic de restauration avant une réintégration picturale « ton sur ton »
permettant de retrouver la continuité de l’image sans sur-restauration.
Craquelures instables – Antibes
Fixage des soulèvements et homogénéisation du vernis protecteur.
Le réseau de craquelures présentait de nombreux soulèvements mettant en péril la couche picturale.
Un fixage localisé a été réalisé à l’aide d’adhésifs stables, appliqués sous contrôle chauffant afin de
recoucher les écailles sans altérer la matière originale.
Une fois stabilisée, la surface a été uniformisée par un vernis de protection garantissant la cohésion
optique et la conservation de l’ensemble.
Exemples de restaurations de tableaux à Nice, Cannes, Antibes et Monaco • Interventions documentées sur
peintures anciennes et modernes, paysages, portraits, scènes maritimes et natures mortes sur l’ensemble de la
Côte d’Azur.